Diégèse  mardi 18 juillet 2006


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2006

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hier  
L'atelier du texte demain




avant le texte
le texte
après le texte
Hier les personnages voulaient échapper à toute métaphore et repartir à Venise, repartir à Zattere, à Torcello comme dans un temps de profonde insouciance, comme dans un temps de profonde impatience. Et le monde devient doux. Et le monde deviendrait doux. Et le poids s'effacerait. Les signes du monde seraient réparés. Mathieu : il ne peut y en avoir d'autre que celle que j'ai expliquée.

Noëmie : vers la fin de la quatrième méditation. Du vrai et du faux. Ni Mathieu, ni Gustav, ni moi-même ne pouvons vraiment faire le résumé de cette quatrième méditation cartésienne. 

Gustav : cela n'a aucune importance. Il n'y a personne pour le demander. Personne ne nous le demande.

Mathieu : personne ? Cela n'a pas de sens. Il y a toujours quelqu'un.

Gustav : quelqu'un ? 

Mathieu : il y a toujours un réparateur. Il y a au moins toujours un réparateur.

Gustav : il n'y a pas de réparateur de signes. Il n'y a pas de réparateur de sens.

Puisque les personnages se remettent à parler. Puisqu'ils veulent bien recommencer à parler sans que je les guide, sans que je leur dise toujours ce qu'ils doivent dire, puisqu'ils veulent bien me laisser des vacances comme je leur ai laissé des vacances, puisque tout cela, je les laisse et je laisse le texte reposer, sans même le relire. Puisqu'il n'y a personne pour le demander.




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Pendant le voyage, ce sont deux temps possibles qui demeurent ensemble. Il ne peut y en avoir d'autre que celle que j'ai expliquée. Un réparateur de signes. Le poids s'efface. Le monde devient doux comme une glace à Venise sur Zattere. C'est impossible, il se fâcherait.