Diégèse  mercredi 19 juillet 2006


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2006

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Il y a toujours quelqu'un. Il y a nécessairement toujours quelqu'un. Reste à savoir qui ce serait et quelle serait la raison, la raison véritable, la raison inconditionnelle, la raison, la terrible raison de sa présence. Ce serait peut-être définir, définir vraiment, pour de bon, pour de vrai, ce qu'est la réalité, ce qu'est vraiment, pour de vrai, pour de bon, la réalité. Noëmie : Mathieu dit cela avec gravité et pose sa main sur le bras de Gustav, qui le retire brusquement, presque avec colère.

Mathieu : je dis cela avec détachement, sans aucune perplexité, sans tendresse, sans réelle tendresse, sans imagination, sans vraiment d'imagination. Je retiens juste cette volonté sourde de céder au désespoir, de céder vraiment, pour de vrai, pour de bon, au désespoir.

Gustav : je sais, mais ensuite, la tendresse se mêle, s'emmêle, joue et je ne pourrai pas le supporter.

Mathieu : il faut effacer l'imaginaire.

Le dialogue de l'intimité, le dialogue joué de l'intime peut reprendre entre les personnages. Il y a toujours quelqu'un... Mais il n'y a personne. Leur trio occupe tout l'espace, tout le temps, toute la palette des sentiments, des sentiments possibles et tout le catalogue des actes, tout le catalogue des actes actuels et non actuels.
 





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L'information, support de perplexité. Je retiens la volonté. Sans sommeil. ... qui ne laisse plus de place à l'imagination. Et puis la tendresse se mêle, s'emmêle, joue. Presque avec détachement.