Diégèse  dimanche 4 juin 2006


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2006

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Séquence 22

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Alors Gustav va revenir sur la scène, sur la scène de la scène, sur la scène, scène. Il pourrait tout aussi bien revenir seul et je pourrais tout aussi bien lui donner un monologue d'une séquence, une séquence entière et ce serait sans aucun doute un long monologue. Ce serait quel monologue pour fêter le retour sur scène de Gustav... Ce serait quel monologue qui durerait une semaine mais quelques minutes diégétiques ? Ce serait le monologue du souvenir, du souvenir de voyages. Ce serait ce monologue du souvenir, de la mémoire, de ce mixte entre l'espace, le temps, la fiction, le réel, le réel jamais réel, le souvenir jamais fixé. Lumière.

Gustav entre sur la scène. Il arrive sur la scène. Il vient sur la scène. Vous pouvez choisir le verbe qui vous convient, qui conviendra le mieux à votre position, à votre situation

Gustav : je reviens de voyage. Je ne saurai pas raconter ce que j'ai vu dans les rues des villes. Je vais essayer de vous raconter ce que j'ai vu dans les rues des villes, je vais vous raconter que pour tenir, pour réussir à tenir dans les rues des villes, j'ai parfois utilisé les larmes, j'ai parfois utilisé vos larmes. Pour tenir dans les rues des villes, pour réussir à tenir face aux signes incompréhensibles à mon passage, j'ai utilisé les larmes. J'ai vraiment utilisé vos larmes.

Le comédien est un intermédiaire, un intermédiaire cartésien, une chose qui pense, mais qui pense double. Descartes, de l'homme dit qu'il est un intermédiaire entre Dieu et le néant. Le comédien est un intermédiaire entre un Dieu de fiction et un néant de fiction.
 





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Toute la population mise en examen. Je suis comme quelque chose d'intermédiaire entre Dieu et le néant. Son séjour à Genève. Des signes incompréhensibles à mon passage. Les larmes pour tenir. Une odeur intime de lettres et de mots.