Diégèse  lundi 5 juin 2006


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2006

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L'atelier du texte demain




avant le texte
le texteaprès le texte
Gustav a utilisé nos larmes dans les rues de la ville, ses larmes et les nôtres. Il n'y a rien avant le texte. Il n'y a presque rien, il n'y a que l'envie, il n'y a que le désir de partir vers le monologue de Gustav, de partir dans la tristesse des rues des villes, dans les rues des villes le lendemain d'une éclipse totale de soleil. Et il ne s'agira pas de s'interroger sur la tristesse du mois de juin. (Gustav) Et je reste triste absolument. J'ai utilisé toutes vos larmes et je reste triste dans les rues de la ville. Je me rappelle les rues, je me rappelle leur intimité, je me rappelle l'intimité des fenêtres avec les fenêtres, l'intimité des trottoirs avec les trottoirs, et la rue, au centre dans cette solitude de rue. Et je reste triste absolument. Il n'y a aucune conclusion à cette tristesse. La rue ne conclut rien. C'est difficile, c'est avec difficulté que le monologue avance. L'impatience se mue en difficulté et je ne sais plus ce que dit Gustav et l'auteur n'en sait rien lui non plus et l'auteur ne sait même pas si Gustav dit quelque chose puisque naît l'idée, puisque naît cette idée que le texte pourrait être coupé, que le texte pourrait être amputé pour donner un autre texte, pour extraire un autre texte et que dans cet autre texte le monologue de Gustav pourrait être amputé.
 









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Aucune conclusion. Elle est seulement un défaut. Les ondulations de l'air leur donnaient un aspect serpentant. Je reste triste absolument. Je me laisse tuer par la parole. Je ne suis que sommeil malencontreux.