Diégèse  mercredi 7 juin 2006


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2006

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hier  
L'atelier du texte demain




avant le texte
le texteaprès le texte
Hier, Gustav risquait le début d'une typologie des rues et rejetait les rues de l'enfance et les rues des rencontres amoureuses. Il rejetait ces rues pour leur odeur, à cause de leur odeur et c'est une nouveauté que l'odeur intervienne, que ces odeurs interviennent ici dans le texte, dans le film, dans le texte imaginaire, dans le film imaginaire. Il faudrait que Gustav poursuive cette typologie, qu'il la pousse. Mais c'est imprévisible. C'est parfois le texte qui pousse Gustav. (Gustav) Je recommence. Des rues. Vous enlevez les rues de l'enfance. Vous enlevez les rues des rencontres amoureuses. Il vous reste des rues, n'importe quelles rues, et vous prenez la première qui vous vient à l'esprit. Mais je me demande pourquoi vous avez vidé la rue de ses passants, pourquoi la rue de votre souvenir est déserte. Mais je me demande pourquoi vous n'avez pas pensé à la nuit, à la rue la nuit, la petite nuit, l'accusée du jour. Je me demande pourquoi votre rue est triste, pourquoi votre mémoire est triste. Mais vous ne pouvez pas me répondre. Nous n'avons pas de conversation. Nous n'aurons pas de conversation. Il n'y aura jamais que cette douleur diffuse et vos rues tristes sous le jour. Il n'y aura jamais que des rues tristes. C'est sans doute un monologue triste. c'est sans doute la tristesse qui anime le monologue. Je me demande dès lors dans quel but, dans quelle perspective, dans quel objectif. Je me demande dès lors ce que souhaite exprimer le personnage lorsqu'il campe un décor de rues tristes, lorsqu'il entraîne vers la tristesse. Mais il n'y a je crois d'autre but que la vacuité. Il s'agissait certainement de vider les rues, de les vider encore.
 





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La petite nuit, l'accusée du jour. L'erreur n'est pas pure négation, mais privation. Ni ce siècle, ni même le suivant. Je voudrais voir tes yeux, il n'y a que la pluie. Nos conversations soignent cette douleur diffuse. En boucle il avance cependant, dans l'insensibilité.