Diégèse  mercredi 14 juin 2006


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2006

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hier  
L'atelier du texte demain




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le texteaprès le texte
Hier, Noëmie était dans la plainte. Noëmie se plaignait. Et je ne sais plus vraiment de quoi, vraiment pourquoi elle se plaignait, à quel niveau de la diégèse, à quel degré de son personnage, de ce personnage qui se plaint et qui peine à exister comme les personnages peinent à exister. Et Noëmie va repartir dans les paysages, dans les collines, dans le soleil et il se passera peut-être quelque chose, et il va bien se passer quelque chose. Et je m'ennuie, comme Noëmie. (Noëmie) Je peux rester silencieuse. Je peux rester immobile. Je peux rester face à vous silencieuse et immobile et ne plus demander d'histoire, ne plus espérer, ne plus souhaiter, ne plus attendre qu'il se passe quelque chose puisqu'il ne se passe rien, puisqu'il ne veut pas, puisqu'il n'attend pas, puisqu'il ne souhaite pas qu'il se passe quelque chose. Je reste silencieuse. Je peux convoquer un décor, une image, une image projetée, un soleil changeant entre les arbres, une colline douce et rester silencieuse, immobile. Et je peux alors penser à d'autres villes et ne rien en dire, et ne vous en rien dire. Il y a des moments, il y a des jours où le texte aussi semble pris de fatigue, semble pris de cette fatigue qui prend le mois de juin, qui l'étire, qui le malaxe et lui fait dire que ce n'est pas si grave, qu'il peut ne rien se passer, que le texte peut ainsi défiler, avec ses mots et qu'il n'y a pas de lecture, et qu'il n 'y a pas de lecteur, et qu'il n'y a surtout aucun lecteur possible.

De ces triptyques continus s'impose la fin de la lecture.
 










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Et puis je ne sais pas non plus, jamais, jamais plus, doucement. De sorte que je détienne moi, dans l'univers, le statut de partie. Il indique la chute sous la nécessité désastreuse. Dans le soleil abruti, je voudrais te parler. Le temps est rêche. Au soleil changeant, entre les arbres.