Diégèse  lundi 19 juin 2006


ce travail est commencé depuis 2362 jours et son auteur est en vie depuis 16815 jours (3 x 5 x 19 x 59 jours)
2006

ce qui représente 14,0470% de la vie de l'auteur

hier  
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Hier Mathieu a produit un assez long monologue, un monologue explicatif, un monologue d'explication. Cet assez long monologue pourrait donc me dispenser de fournir à Mathieu une longue contribution aujourd'hui même si le matériel fourni par les années précédentes incite encore à revenir sur la politique, sur la question vaine de la politique politicienne. Et Mathieu pourrait se souvenir de sa vie en politique. Mathieu pourrait avoir quelques souvenirs ténus, des souvenirs un peu légers d'une vie révolue. (Mathieu) Je ne me souviens de presque rien de la vie d'avant, de ma vie d'avant. Je ne me souviens surtout pas de mes motivations, de ce qui me poussait tout le long du jour, des jours, des jours et des jours, sans arrêt, le temps martelé par des rencontres, par des discours, par des réunions, par des émissions, de radio, puis de télévision et la lecture de la presse, de tous les journaux quand on parlait de moi, de ce que j'avais dit, et que l'on commentait ce que j'avais dit, ce que j'aurais fait. Je ne me souviens pas de ces photos de campagne sur lesquelles je vieillissais moins vite que dans mon miroir. Je ne me souviens pas de ces photos dans la presse qui prenaient un geste ou un autre quand je jetais les phrases les unes contre les autres dans une vanité bête.
Je me souviens de moments de lassitude à l'arrière d'une voiture avec des sièges en cuir noir, un cuir noir à grain épais. Je me souviens de la fatigue à peine essoufflée par la nuit. Je me souviens que la ligne de vie se raidissait sans cesse
Mais je ne me souviens de rien.
C'est le blues de Mathieu, une complainte, la complainte de Mathieu en homme politique. Le texte vient facilement mais je ne suis pas certain de la grande originalité de ce que raconte Mathieu. Il ne se souvient de rien parce que ce n'est pas très original, parce que ce ne sont pas des souvenirs très intéressants et que l'on se moque bien des émois fatigués d'hommes politiques abandonnés.
 




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La ligne de vie est souple. L'idée de l'amour infini de Dieu illumine mon esprit. À peine soufflés par la nuit. Comme une folie de vie en vie et de mon cœur au tien. Ils jettent des phrases les unes contre les autres dans une vanité bête. Je me souviendrai maintenant de ce grain un peu gros du cuir noir.