Diégèse  mardi 27 juin 2006


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2006

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Qu'est-ce qui est fini ? Les personnages passent leur temps à dire que c'est fini ou que ça recommence, ou que ça ne recommence pas. Je n'ai pas idée de comment ils vont sortir de la nasse fictionnelle provoquée par Noëmie, qui se révèle plus fine tragédienne que didascalienne. Je n'ai pas d'idée et me voilà encore à explorer cette histoire, à m'y cogner, à m'y enfermer. Cette notation me livre à moi-même. Etc. Gustav : ça suffit. Vous jouez et vous rejouez cette scène. Vous m'offrez, rassemblés, des visages passés et des corps que je ne reconnais plus. Vous dites que vous m'aimez. Vous êtes payés pour cela. Mais moi je ne vous aime pas. Je ne suis d'ailleurs pas payé pour cela. Mais moi je ne ressens pour vous aucun sentiment. Je ne ressens pour personne aucun sentiment. Je ne ressens plus pour personne aucun sentiment. Je fais des efforts. Je cherche en moi. Je n'y parviens pas. Je peux bien sûr jouer tous les sentiments. J'ai toute la palette des sentiments à ma disposition. Mais je ne ressens rien. Il faut me dire ce que je dois ressentir, ce que je dois jouer.

Noëmie : tu peux prendre ma tête dans tes mains, dans un geste de consolation.

Gustav : je n'en ai pas la volonté.

C'est donc là le problème de Gustav. Il ne ressent rien. Il ne ressent plus rien. Et à cette absence, à cette éclipse des sentiments, correspond une absence, un affaiblissement de la volonté. Je ne sais pas si Gustav a choisi, pour se soigner, le bon entourage, les bons accompagnateurs. Mathieu est resté aujourd'hui un peu en retrait. Mathieu pourrait dénoncer cette situation, trouver une solution. Mathieu pourrait expliquer son plan.




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On se rappellera la liesse permanente du peuple irakien libéré. La volonté ayant un champ plus large que l'entendement, je ne la contiens pas à l'intérieur des mêmes bornes. La veille, les yeux ouverts, pour ne rien manquer. La notation me livre à moi-même. Vous m'offrez, rassemblés, des visages passés et des corps que je ne reconnais plus. Et me voilà amené à explorer cette histoire, à m'y cogner, à m'y enfermer.