Diégèse  mardi 2 mai 2006


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2006

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Les spectateurs sont silencieux mais on ne sait pas ce qu'ils regardent et l'on ne sait pas ce que l'on regarde de la même façon qu'on ne sait pas ce qu'on lit. J'ai des difficultés à tenir le fil de cette histoire de scène dans la scène et pourtant, il est clair qu'il s'agit de la représentation d'une scène. Gustav a convoqué Mathieu et Noëmie dans un théâtre. Si l'on imagine qu'il s'agit d'un spectacle, la scène représentée est celle d'un théâtre vide, ce qui pose donc une question scénographique qui paraît insoluble. L'image projetée demeure longtemps celle de la salle comble, l'image de spectateurs silencieux et immobiles dans la pénombre, dans la presque obscurité de la salle de spectacles. Cela dure aussi longtemps que possible. Puis l'image revient vers la scène. L'image redevient l'image de la scène vide, cette même scène entièrement vide. La scène. On entend le bruit que fait un spectateur qui tousse pendant un spectacle. On entend le bruit que fait un spectateur qui baille pendant un spectacle. On entend des mouvements d'impatience. Un fauteuil qui se relève brusquement. L'image redevient l'image de la salle et non plus l'image de la scène. Il y a toujours les spectateurs. Ce sont les mêmes spectateurs. Ils applaudissent. Et je vois, et je lis, que le dispositif scénique qui se met en place, et cette installation, celle-là même qui pourrait être le début, qui pourrait être le commencement, cette installation, la description de cette installation, se fait au détriment de l'écriture, au détriment du texte, au détriment de ce qui pourrait faire style ou, sinon style, procédé. Mais ce n'est pas important. Mais ce n'est pas pour moi important. Je peux reprendre la description de l'installation en travaillant le texte.
 







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Un éloignement de la violence du sens. Un être actuel ou formel. La tendresse. De la tendresse, il ne reste plus rien. Que ne se passe jamais autre chose que le contraire de l'amour ? Voir le monde à travers la ouate des yeux qui coulent.