Diégèse  mardi 9 mai 2006


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2006

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le texteaprès le texte
Il y aurait l'idée d'une éclosion, il y aurait l'idée que du texte viendrait soudain quelque chose de plus fort, une plus grande force, quelque chose qui retiendrait la main, qui retiendrait le souffle et les rues ne seraient plus molles, les rues de Noëmie ne seraient plus molles. Qu'est-ce que cela pourrait être ? L'amour, la mort, Dieu. Il y aurait trois choses. Il y aurait seulement trois choses. Mais il y a aussi la guerre, la violence, la douleur, le souvenir. Et puis ça s'amollit. Et puis, déjà ça devient mou. Faire bander les rues. Je suis revenue. Je suis revenue. C'est mon travail. Il était convenu que je revienne, que je revienne donner le sens, servir le sens, inventer le sens, dans toute sa ténuité. Et cependant, je n'y arrive plus, je n'y parviens plus vraiment car il ne se passe rien. La scène est molle. Cette scène est molle. Je crains de m'y enfoncer. Je crains d'y disparaître. Elle donne l'impression d'être grande, la scène. Elle donne l'impression d'offrir tout un tas de possibilités. Elle donne l'impression que l'on pourrait y rebondir, comme sur le sol des jeux pour enfants dans les jardins publics. La scène est molle, juste molle, comme les rues sont molles. Et pourtant, il va falloir donner le sens, continuer de donner le sens, et cela même s'il ne se passe rien. C'est le point fixe. C'est le point fixe comme dans l'aviation, comme dans les avions, lorsque tous freins serrés, ils sont au bout de la piste et lancent les moteurs pour s'élancer. Il va falloir s'élancer, il faudra s'envoler, c'est absolument nécessaire, c'est une nécessité.
 








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Le petit matin qui attend un grand soir. Il ne s'ensuit pas qu'à présent je doive être, à moins que quelque cause me crée pour ainsi dire pour ce moment-ci, autrement dit me conserve. Le jour de l'éclipse. Une menace de troubles, de mélanges délictueux. Ta proximité était si grande qu'il fallait toute cette distance des mots. Quels sont les lieux qui te connaissent maintenant ?