Diégèse  vendredi 12 mai 2006


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Le sens est perdu et celle qui devait donner le sens est perdue, se perd, puisqu'elle se perd, puisqu'elle est perdue. L'amour. C'est donc cela qui devait se passer, advenir, cet événement, cet événementiel qu'elle demandait, cela qu'elle voulait. Mais ce serait l'amour de quoi, ce serait l'amour de qui, ce serait qui ?

Ce serait un souvenir. Ce serait le souvenir de l'amour. Ce serait un souvenir triste. Mais ce pourrait tout aussi bien être différent.

Mathieu : et moi je suis un mauvais ami tarifé et je ne suis pas indifférent, et ce n'est pas une litote et ce n'est pas une dénégation. Juste, j'expérimente que je dépends de quelque être différent de moi.

Noëmie : Les Méditations métaphysiques.

Mathieu : Descartes. René Descartes.

Noëmie : et j'expérimente que je dépends de quelque être différent de moi.

Mathieu : Les Méditations métaphysiques.

Je ne sais pas ce qui se trame, je ne sais toujours pas ce qui se passe, ce qui se passe entre les personnages et je pourrais croire que Noëmie et Mathieu sont l'un de l'autre tombés amoureux. Et ce serait une surprise. Et cette surprise me place dans une situation bizarre car je m'opposerais bien à leur amour, je m'opposerais bien à leur rencontre. Comme auteur, je ne veux pas que Mathieu et Noëmie tombent amoureux l'un de l'autre. Ce n'était pas du tout dans mes plans. Ce n'était pas du tout dans mes projets. Mais l'auteur, pour les personnages, n'a pas de projet. L'auteur, pour les personnages, ne peut avoir de projets. Merci, Monsieur Pinter.





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La prière intemporelle contre la folie des temps. J'expérimente que je dépends de quelque être différent de moi. Son intérêt éducatif et scientifique ne devra en aucune façon les autoriser à prendre le moindre risque. Écoute le temps qui lave ton souvenir. Le souvenir s'estompe. Quand la tristesse était trop forte, il y avait de l'orage.