Diégèse  samedi 13 mai 2006


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2006

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avant le texte
le texteaprès le texte
Je peine à l'innovation, je peinais à l'innovation et ce n'était pourtant que le mille neuf cent soixantième jour et ce n'était jamais que ce jour, et ce n'était jamais qu'un jour. Mais ce n'est pas ce qui est en jeu. Je voudrais juste savoir, juste, seulement, si Gustav va revenir, s'il va revenir sur la scène. Je voudrais le savoir, juste. Ni je ne l'espère, ni ne le souhaite, ni ne le crains, ni ne le redoute. J'attends. J'attends que ce soit le moment d'écrire, le moment d'écrire le texte et que les personnages acceptent enfin de me mettre dans le coup. Noëmie : c'est le soir. C'est le soir comme on dit que c'est le soir dans ces textes, dans d'autres textes.

Mathieu : Marguerite Duras.

Noëmie : je ne sais pas. Ce sera sans doute cela, ce serait cela, l'impossibilité, cette impossibilité sans elle.

Mathieu : c'est le soir, comme par lassitude.

Noëmie : on dira que c'est le soir. On dira que ce n'est pas la nuit. On dira. On fera encore semblant.

Je pouvais me douter, j'aurais pu, je pouvais imaginer que le texte allait ricocher sur cette remarque, sur une remarque qui évoquerait Marguerite Duras, alors, il assume, le texte et ses personnages assument la référence, ils en font un étendard. 

Mais c'est juste ce qui se nomme le texte, ce qui se fait appeler le texte et l'on ne sait pas ce qui fait texte, ce qui refait texte, du texte, d'avant le texte ou d'après le texte.

 





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Je peine à l'innovation. Peut-être ai-je été produit par d'autres causes moins parfaites que Dieu. Le matériel d'archerie. Je laisse un peu changer de couleur le jardin devant moi. Le soir, comme par lassitude. Je ne t'appellerai plus qu'autrement.