Diégèse  vendredi 19 mai 2006


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2006

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Ainsi Gustav devait-il partir le lendemain, aujourd'hui, hier, il devait partir, il fallait qu'il parte, il fallait bien qu'il parte et ce départ, ce départ-là, son départ du lendemain, c'était une angoisse, c'était une peur, c'était un désir, la mort
Alors c'est le lendemain et Gustav doit partir. Mais il va faire ce qu'il veut. Il va faire ce qu'il désire.
Alors c'est le lendemain. Il va faire ce que je veux, il va faire ce que je désire.
Il ne va rien faire. Il ne va pas partir.
Mathieu : raconte alors ton départ.

Gustav : je ne suis jamais vraiment parti. Je n'ai jamais vraiment passé de portes. Une fois peut-être. C'était là-bas. Il y avait une porte et la passer, c'était passer une porte, une vraie porte, la passer, c'était vraiment partir.


Noëmie : c'était la porte d'un théâtre.


Gustav : regarde bien. Il n'y a pas de vraies portes dans les théâtres. Il y a des guichets, il y a des grilles, il y a des tambours parfois, il y a des décors, mais il n'y a pas de vraies portes, des portes que l'on passe, et c'est ailleurs, on ne peut pas repasser.


Mathieu : je te montrerai.
Alors il n'est pas parti. Il ne peut pas partir. Il ne peut pas partir comme on ne peut pas dormir. Il ne peut pas partir comme on ne peut pas faire ce qui est plus fort que soi, plus difficile
Non, il ne peut pas partir, puisqu'il est là.




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L'attente sur le passage des majorettes. Dieu ne peut souffrir qu'une perfection. Une double clôture. Cette promenade avec toi se dissout. Des jardins réels et des pays qui ne changent jamais. Comme elles, comme eux, les perdus.