Diégèse  samedi 20 mai 2006


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2006

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Je ne vais pas relire tout de suite, je ne vais pas relire maintenant les éléments précédents de la séquence, cette séquence, que je dois finir, qui doit se terminer aujourd'hui, avant que je reprenne une autre séquence, demain, une séquence que je commencerai demain, avant que je recommence. Et je sais, et je crois, que les personnages, que les trois personnages, se donnent à l'envi de mauvaises répliques et qu'ils ont les yeux pâles, et qu'ils sont fatigués, parce que cela fait longtemps qu'ils jouent, cela fait longtemps maintenant et qu'ils sont au milieu, ils sont vers quelque chose dont je ne sais rien ou presque et ce n'est pas clair, et ce n'est pas suffisamment clair. (Mathieu) Je te montrerai. Je vous montrerai. Je te montrerai. On dit parfois qu'il y a dans le théâtre des portes dérobées, des portes. Je te montrerai les portes dérobées. Je te montrerai. Mais ce n'est pas possible de rester sur la scène. Il faut partir. Je pars demain. Je trouve cela drôle. Je ne trouve pas cela drôle. Je te montrerai comment je pars et comment je ne pars plus, comment j'arrive par la porte dérobée, comment j'arrive sur la scène, comment je ne quitte pas la scène. Je te montrerai.

Noëmie : tu pars demain.


Mathieu : c'est dit.
C'est dit et rien n'est dit. C'est comme un moteur que l'on ne peut pas lancer. Le démarreur électrique annonce le bruit du moteur et puis on ne peut pas le lancer. Il n'y a plus que l'idée du moteur. Il n'y a plus que le désir, le besoin parfois du déplacement, sans déplacement. Il n'y a que l'idée
Il part demain. Il trouve cela drôle. Il ne trouve pas cela drôle.
Je suis comme lui.
C'est dit.





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C'est suffisamment clair. Je n'en saurai rien et cela m'indiffère. Un édicule que je n'explique pas. Les yeux pâles après les nuits. Tu jouais à l'envi à me donner de mauvaises répliques. Les jours approchent.