Diégèse  mardi 30 mai 2006


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2006

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Il y a tous les jours des anniversaires et tous les jours sont des anniversaires. Je ne sais pas ce que pourrait être l'anniversaire des personnages. Mathieu a proposé que son anniversaire soit fêté à la date qu'aurait choisie Gustav, puisqu'il est un ami, puisqu'il est un ami tarifé. Il n'y aura pas d'anniversaire dans le texte aujourd'hui et peut-être jamais. Il y aura le soleil déçu, le soleil éclipsé un instant déçu que ce soit déjà terminé. Il y aura le soleil qui va bien oublier ses blessures, qui va bien les oublier en une seule application. Une silhouette apparaît dans les rues d'Istanbul.
Une silhouette apparaît dans les rues de Damas.
Une silhouette apparaît dans les rues de Jérusalem.
Vous ne pouvez pas encore distinguer de qui il s'agit, duquel des trois personnages il s'agit, vous ne pouvez pas encore distinguer leur trait ni même s'il s'agit d'un homme ou d'une femme. Vous ne distinguez qu'une silhouette parmi d'autres silhouettes, une silhouette que la caméra semble privilégier.
La silhouette disparaît dans les rues d'Istanbul.
La silhouette disparaît dans les rues de Damas.
La silhouette disparaît dans les rues de Jérusalem.
C'est un chemin sans balise.
Puisque c'est fugitif, puisque c'est frustrant, puisqu'il s'agit d'une apparition et d'une disparition et que la rencontre semble impossible, puisqu'elle paraît vraiment impossible encore, la rencontre entre les personnages, la rencontre avec les personnages, puisque tout cela, je pars. Puisque tout cela, je pars aussi.




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Oublier ses blessures en une seule application. Un chemin sans balise. Un croissant orangé. La solitude à grands tours de vent. Le soleil déçu. Les petites manies de dérive d'attention.