Diégèse  mardi 7 mars 2006


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2006

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Les personnages sont dans le noir, le noir complet. Je les ai laissés dans le noir, le noir complet, comme pour une entracte, comme une pause, comme une fin et je pourrais aussi leur donner, je pourrais aussi leur proposer de prendre de petites étoiles fluorescentes pour éclaire la scène, pour éclairer une scène, mais pour éclairer quoi ? Est-ce qu'il se passe quelque chose dans ce noir complet ? Est-ce qu'il se passe quelque chose ? Est-ce qu'il se passe quelque chose dans le noir, quelque chose de plus qu'en pleine lumière ? Qu'est-ce que les personnages font dans le noir ? Qu'est-ce que les personnages font sans moi dans le noir ? Puis ce n'est plus le noir complet, ce n'est plus vraiment le noir complet. Il y a des étoiles, des étoiles fluorescentes, comme ces étoiles fluorescentes dans la chambre des enfants et les étoiles, ces petites étoiles, éclairent faiblement, très faiblement, la scène, ce qui sert de scène, et l'on peut distinguer, un peu, les personnages et les personnages sont assis sur le canapé, face au téléviseur éteint, et ils ne font rien, on pourrait jurer qu'ils ne font rien. Puis il y a les bruits de la ville, des bruits de ville, des bruits de n'importe quelle ville. Puis il y a du bruit et les personnages sortent, puis les personnages quittent la scène, ce qui sert de scène, ce qui sert de décor, les personnages partent. Car il y a le rythme des mots, car il y a le rythme, la prosodie et les didascalies, ce qui prend la forme de didascalies, ne prend vraiment son sens que lorsque les mots sont lus à voix haute, lorsque les mots écrits sont prononcés et reprennent la vie qui est leur première vie, celle d'être des mots que l'on prononce et que l'on choisit aussi pour leur sonorité et non seulement des mots écrits, des mots que l'on écrit et puis qu'on lit, des mots que l'on ne prononce pas.
Mais alors c'est un poème car un poème ce sont des mots que l'on prononce aussi. Mais alors, c'est une tragédie.
 





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Non à la vie selon les médias. Adventice. Une errance. Cette enquête piétinante, qui s'étiole à mesure que le temps passe. Je savais que tu t'acharnais à t'éloigner, à être loin. De petites étoiles fluorescentes.