Diégèse  mercredi 22 mars 2006


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2006

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Il faut retrouver Gustav, le comédien et il faut encore imaginer ce que Gustav, le comédien peut ressentir et aussi ce qu'il ne ressent pas, et encore ce qu'il ressent à différents moments. Mais il s'agit aussi du corps de Gustav, de son corps de comédien mis en silence, tout entier porté par la parole et donc mis en silence. Le corps de Gustav ne parle pas, ne dit rien, il représente. (Gustav) Je ne suis jamais sûr de rien et je ne suis jamais sûr de mon corps et je suis plus certain de ma parole, de l'idée de ma parole que de mon corps, que de l'idée de mon corps, que l'idée de ces substances finies qui sont données à voir.

Mathieu : Les Méditations métaphysiques.


Gustav : René Descartes. Je sais. Je sais, je ne sais que cela. Je vais continuer. Cette fois, c'est moi qui vais continuer, puisque cela ne reprend pas, puisque cela continue.


Mathieu : tu ne veux pas plutôt jouer une histoire d'amour, une histoire d'amour dans une vie qui ne serait pas une vie de scène, une histoire d'amour dans une vie qui connaît la lumière et qui connaît la nuit.


Gustav : je ne connais pas le texte. Je ne connais pas cette pièce. Je ne connais pas cet auteur.


Mathieu : j'ai l'intellection d'un Dieu souverain, éternel, infini, omniscient, tout puissant et créateur de toutes les choses qui sont en dehors de lui.


Gustav : René Descartes. Je sais. Je sais. Je ne sais que cela. Et je peux le répéter et c'est le propre d'un comédien, le propre d'un acteur, de pouvoir répéter.
Répéter...

C'est au bord, juste au bord du jeu de mot et il est interdit, absolument interdit de faire usage des jeux de mot et sur les jeux de mot, il y a un avertissement, il y a un avertissement de santé, un avertissement hygiénique comme sur les paquets de cigarettes. 
Pourtant, j'entrevois peut-être aujourd'hui la cohésion du texte, la cohésion de ce texte qui pourrait un jour être un texte. Il s'agirait de trois personnages perdus entre la réalité et la fiction, perdus dans la diégèse et ce serait un titre. Perdus dans la diégèse. Et ce serait un drôle de titre.





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La vie qui n'est pas une vie de scène, qui connaît la lumière et qui connaît la nuit. La crise idéale sur le mode de crise de la pensée. Tranquille. Je ne sens plus que la fraîcheur des draps. Le printemps qui ne peut pas rester tranquille. Incapable de ressentir autre chose que le manque.