Diégèse  lundi 6 novembre 2006


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2006

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le texteaprès le texte
Noëmie est passée à l'attaque. Elle interroge Gustav sur le sens de sa présence. C'est elle qui veut faire qu'il se passe quelque chose puisque ni Mathieu ni Gustav n'ont su s'y résoudre, ne peuvent s'y résoudre. Et c'est ainsi que le texte peut continuer. Noëmie : Noëmie s'approche de Gustav. Tu ne parviendras pas à détourner l'attention du spectateur. Tu dois me dire quel est le sens de ta présence sur cette scène, quel est ton rôle, quel jeu tu joues.

Mathieu : c'est stupide. Cette question est stupide et pas seulement parce qu'il n'y a pas de spectateurs.


Gustav : mais il y a des spectateurs. Mais il y a plein de spectateurs. Mais il y avait plein de spectateurs.


Noëmie : Gustav se tourne vers la salle et constate, et peut constater qu'il n'y a personne, qu'il n'y a plus personne.
Les personnages vont se heurter, et ce n'est pas la première fois, à l'absurdité de la posture fictionnelle. Le surgissement de la didascalie dans un espace textuel qui proclame se destiner à une scène, et avec la didascalie, le surgissement de la scène elle-même et de la présence ou de l'absence de spectateurs, détruit l'objet fictionnel lui-même.
Et c'est ce que j'ai compris depuis si longtemps. Et c'est ce que j'avais compris dès que j'ai eu vingt ans.
 





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Un ricanement méprisant. La nature se laisse violer, tranquillement. My love. Les mots se dessinent juste devant moi. Ce cri de l'amour qui n'en finit pas. Le sombre qui ne dit pas ce qu'il faut faire.