Diégèse  mardi 7 novembre 2006


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2006

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L'atelier du texte demain




avant le texte
le texteaprès le texte
Les personnages ont constaté qu'il n'y a personne et que leur jeu n'est pas un jeu, que leur jeu pourrait être la vie et que face à la vie, il n'y a personne et que face non pas à cette absence mais à cette présence de l'absence, se constitue le sujet. Mathieu : regarde les spectateurs, Gustav. Regarde cet homme au premier rang avec un drôle de foulard rouge sur les genoux. C'est le foulard de sa femme, de la femme qui l'accompagne, assise à côté de lui. Il a pris son foulard rouge et l'a mis sur ses genoux, comme un peu de douceur, pour prendre un peu de douceur face à nous qui n'en avons pas, qui n'en donnons jamais.

Noëmie : il n'y a pas de spectateurs.


Mathieu : regarde les spectateurs, Gustav. Regarde les derniers rangs, qui sont comme les derniers rangs de ta mémoire, pas moins importants que les premiers rangs mais juste plus éloignés et tu ne peux plus distinguer qui prend le foulard de qui et qui prend la main de qui.


Noëmie : il n'y a pas de spectateurs.


Mathieu : parfois, juste, pour les spectateurs des derniers rangs, tu as des remords, un peu de remords de ne pas avoir crié plus fort.
Le texte, le texte qui se tisse entre les personnages est comme une course électorale. Le texte donne l'avantage à l'un des personnages puis reprend cet avantage pour le donner à un autre personnage et parfois, il y a de longues semaines atones, de longues semaines atones de ballottage.
 




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Un peu de remords de ne pas avoir crié plus fort. L'homme étant une chose bornée, tout ce qui lui revient est d'une perfection bornée. Je ne t'accompagne pas. Et le temps passe, circulaire. Bonhomie délicate qui aligne des mots. Et le temps a passé encore sans que jamais ne soit dit l'amour.