Diégèse  jeudi 9 novembre 2006


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2006

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Il n'y a toujours pas de spectateurs et il n'y a plus l'espoir des voyages. Il n'y a que des didascalies et ce sont encore des portes de sortie. Je me rappelle le boulevard circulaire de Hama, en Syrie, les soirs d'été, et les kiosques spontanés qui vendent de la boisson et des friandises aux passants, aux familles en promenade, redonnant du village à l'urbain en expansion. Je me rappelle cette rue qui n'a rien à voir avec le texte, sinon l'absence, sinon la mémoire, sinon le désir. Noëmie : Gustav se tourne vers la salle et commence à compter à voix haute, déplaçant lentement le regard puis la tête de la gauche vers la droite, de sa gauche vers sa droite.

Gustav : mais il n'y a pas de spectateurs. 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. Je ne sais pas aller plus loin que 9. La didascalie ne dit d'ailleurs pas jusqu'à combien je dois compter.


Mathieu : mais Gustav peut tout aussi bien compter les fauteuils.


Noëmie : mais il n'y a pas de spectateurs.
L'écriture, cette écriture semble toujours naviguer entre les écueils des grands ancêtres, entre les écueils des références, des grandes références. Il y a Duras ou il y a Becket et il y a Sartre et ce théâtre de Sartre que l'on nomme désormais ce mauvais théâtre de Sartre. Je ne me rappelle plus le nom de ce professeur de français, au collège, qui disait, qui nous disait que tout le monde aurait oublié Sartre après quelques années. Je ne me souviens plus de ce nom.
 





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Provoque une perte de confiance. Échapper à cette osmose primordiale. Vu. Tout au long des voyages comme au long d'une vie. J'épuise mon inquiétude dans quelques mots. Mais je t'ai donné une photographie.