Diégèse  samedi 11 novembre 2006


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2006

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Il y a le temps pour les personnages. Il y a tout le temps pour les personnages, tout le temps qu'il faut, tout le temps qu'il faudrait pour les personnages, pour les laisser parler, pour les laisser bouger, pour les laisser faire un peu comme ils veulent car quand on est pressé, quand l'auteur est pressé, les personnages sont contraints et pas seulement par le temps. Ils sont contraints par tout ce qui pourrait se passer et qui ne se passe pas. Noëmie : je ne comprends pas. Il y a plusieurs choses que je ne comprends pas. Tu dis, Mathieu, tu dis d'abord qu'il n'y a pas de spectateurs et puis c'est toi qui dis qu'il y a des spectateurs et c'est toi qui comptes les spectateurs, c'est toi qui les comptes.

Mathieu : c'est parce que je n'en sais rien. C'est parce que je n'en sais fichtre rien.


Noëmie : tu dis n'importe quoi ?


Mathieu : je dis presque n'importe quoi mais rien qui puisse nuire intentionnellement. Rien qui puisse nuire.


Gustav : et que dit Descartes ?


Noëmie : que c'est une véritable erreur de la nature.
C'est un conte qui s'écrit, avec ou sans personnages. C'est un conte sans misère, un conte qui n'est pas misérable, un conte qui cherche son inspiration, sa respiration dans la mémoire déjà mise en forme d'un auteur qui perd la mémoire et qui n'a plus que des souvenirs.
 




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C'est un conte. C'est la misère. ... ce n'est pas une pure dénomination mais une véritable erreur de la nature, s'il a soif quand la boisson doit lui nuire. Je ne doute pas de tes voyages. Les souvenirs se recomposeront sans mots. Je cherche un peu d'inspiration. Distribuant les souvenirs comme un condamné.