Diégèse  jeudi 16 novembre 2006


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2006

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L'atelier du texte demain




avant le texte
le texteaprès le texte
Il est vrai que les conversations des personnages, que la conversation des personnages, que ces mots, que ces phrases sont d'une certaine façon une de leurs dernières conversations car leur bail est d'une année, leur spectacle de théâtre réalité dure toute une année. Les destinées des personnages se sont croisées. Mais les personnages n'ont d'autres destinées, n'ont jamais d'autres destinées que d'aller vers la fin du texte, vers la fin de ce texte. Gustav : tu es payée avec un salaire fixe, comme indiqué dans le contrat et j'aurais dû ajouter, j'aurais dû mentionner une prime de rendement, une prime de rendement à la didascalie. Il est trop tard.

Mathieu : le salaire, le salariat, le salariat présumé, l'intermittence. Moi je suis payé au forfait, à la prestation d'amitié. Je n'ai pas de prime. Je ne chasse pas les primes.

Noëmie : j'aurais dû demander une prime pour pouvoir te frapper, une autorisation écrite.


Mathieu : on ne peut pas revenir en arrière. C'est un blocage structurel.
Les personnages peuvent revenir en arrière, si l'auteur le souhaite, si l'auteur l'assume. Il n'est d'ailleurs pas certain que ces personnages ne soient pas obligés de revenir en arrière, vers l'arrière, parce que pour l'auteur, il n'y a aucun blocage structurel à revenir dans le passé du texte, qui n'est pas un passé, qui n'est d'ailleurs pas un passé, qui n'est que l'avant du texte, le plus avant, qui se déplace, qui se raye, qui s'efface et qui se reprend. Le texte n'a pas de destinée.
 





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Tous les blocages historiques, tous les blocages structurels. Cette seule remarque suffirait à m'enseigner que l'esprit est tout à fait différent du corps, si je ne le savais pas déjà assez par ailleurs. Destinée croisée. Il pleut tout le temps maintenant. Tu sais ce qui t'attend et tu iras sans peur. C'était, je le sais, une de nos dernières conversations.