Diégèse  jeudi 30 novembre 2006



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2006

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avant le texte
le texteaprès le texte
Ce serait le jour de la mémoire. C'est le thème que propose Descartes pour aujourd'hui, c'est sa proposition et je crois que je vais la suivre, que je vais l'accepter. Les personnages ont déjà évoqué la question de la mémoire. Les personnages se sont déjà demandé s'ils se souvenaient, s'ils se souvenaient ou non, s'ils se souvenaient bien du début du texte. Mais ils se souviendraient du début de quoi ? Ils ne savent rien du texte, les personnages. Ils n'ont aucun rapport avec le texte. Mathieu : ce qui nous différencie des gens dans la rue, c'est que nous n'avons aucune mémoire et surtout que nous n'avons aucun souvenir. Il ne faut pas confondre la mémoire et le souvenir. On peut avoir de la mémoire et ne pas avoir de souvenir. On peut avoir des souvenirs et n'avoir aucune mémoire. J'ai peu de mémoire. Je n'ai pas de souvenirs. Le problème, c'est que l'on utilise le même verbe, le même verbe pour les souvenirs et pour la mémoire et le livre de Pérec Je me souviens est un livre de souvenirs et un livre de mémoire. On confond tout. Mathieu est un râleur. Mathieu est un râleur invétéré. C'est le plus âgé des personnages, c'est le plus désabusé. Il est volontiers donneur de leçon. Il est volontiers dans la pose. Il n'est pas comédien mais il joue la comédie. Je trouve aujourd'hui que Mathieu n'est pas sympathique. Mais je n'ai pas à trouver les personnages sympathiques ou non, ce n'est pas dans le contrat d'écriture.
 









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Je peux seulement penser qu'il n'aurait pas fallu faire comme ça. La mémoire qui relie le présent au passé. Le bon port. Le froid du soir avec encore du soir. Des toits d'ardoise un peu pentus. Dans le noir retrouvé avec le soir.