Diégèse  mardi 10 octobre 2006


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2006

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Si je me souviens bien, c'est le tour de Mathieu, qui peut prendre la parole, qui peut parler, qui peut dire ceci ou cela, ou qui peut même ne rien dire. Mais c'est le tour de Mathieu et il peut tout aussi bien dire quelque chose. Il peut tout aussi bien se révolter, il peut crier, il peut se mettre en colère... C'est le tour de Mathieu, qui peut aussi rester dans la sensualité d'une lumière filtrée. Il n'y a pas d'ordre à donner aux personnages. Mathieu : j'en ai assez. J'en ai vraiment assez. Le contrat ne suffit pas, le contrat ne suffit plus à accepter, ne suffit plus pour accepter qu'il ne se passe plus rien, qu'il ne se passe vraiment plus rien et que nous soyons déjà dans la nostalgie de la façon dont il ne se passait rien avant.

Noëmie : il est certain que je suis réellement distinct de mon corps et que je peux exister sans lui.


Mathieu : c'est encore une controverse.
Même quand les personnages n'existent plus, ils ont encore la tentation d'exister. Ils se demandent alors de quel corps il s'agit et si c'est leur corps qui seul permet de mesurer le temps qui passe. Et le temps passe aussi pour les personnages.
 








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Ce n'est pas un ordre. Il est certain que je suis réellement distinct de mon corps et que je peux exister sans lui. Un acte poétique. Je ne reconnais plus rien après tant de voyages. Il s'agit d'ailleurs, il ne faut pas trop s'approcher. La lumière filtrée des rideaux.