Diégèse  mercredi 11 octobre 2006


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2006

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J'ai encore oublié le début de la séquence. Je ne sais plus rien ou presque. Le premier jour, Gustav a parlé seul et puis lundi, c'était Noëmie mais cela a failli être Mathieu et hier, le mardi, c'était un dialogue. Je crois qu'ils ont prononcé le mot "amour" et je crois déceler qu'aujourd'hui, ils devraient prononcer le mot "enfance"

Il faudrait que je trouve une autre solution.
Gustav : je voudrais que vous cessiez de vous comporter comme des enfants. Je voudrais que vous arrêtiez de faire comme des enfants. Je n'ai pas engagé des enfants. Je voudrais que vous cessiez de faire semblant de souhaiter une fiction normale, que vous cessiez de faire semblant de jouer dans une fiction télévisée, une fiction filmée, une fiction écrite. Vous ne jouez pas vraiment. Je vous paye pour exister, pas pour jouer. Je vous paye pour être là, pas pour devenir le support d'événements qui seraient eux-mêmes le support d'une distraction.
Vous n'existez pas pour meubler les loisirs.
C'est assez encourageant, cette diatribe de Gustav. C'est assez rassurant de constater encore que les personnages sont suffisamment lancés, sont suffisamment installés, pour qu'ils parviennent à prendre la parole, pour qu'ils parviennent à parler sans que l'auteur soit pleinement en possession de ses moyens, de ses moyens propres. C'est assez rassurant de penser et de constater que je peux renoncer au fantasme de diriger les personnages.
 








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Le droit de ne plus entendre parler de cette misère. Elles sont distinguées de moi comme les modes le sont de la chose. Ta rédemption. Attendre de toi l'enfance, comme on attend longtemps. Douter à peine de cette enfance. Il faudra que je trouve une autre solution.