Diégèse  samedi 28 octobre 2006


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2006

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C'est le dernier jour de la séquence. C'est peut-être le dernier jour où les personnages vont pouvoir faire de la politique, vont pouvoir parler de politique. C'est peut-être la dernière fois qu'ils vont sur ce terrain, sur ce terrain-là. C'est peut-être la dernière fois. 

Mais c'est peut-être une transition, c'est peut-être un commencement.


C'est peut-être un espoir.
Mathieu : alors ne regarde pas dans les livres. On ne fait pas de politique avec des livres. Les livres ferment les espoirs, referment les espoirs des peuples. Regarde ailleurs. Demande que le temps s'allonge, qu'il te fasse un peu de place pour changer les choses, pour les modifier un peu. La politique est toujours une prière au temps.

Gustav : ce n'est pas simple.


Mathieu : la simplicité en politique porte toujours la régression.
Ce n'est donc pas la dernière fois que les personnages se dirigent vers la parole politique, vers le propos politique, vers la politique et ce sera peut-être leur façon, leur façon fictionnelle, leur façon de fiction de se diriger vers le monde, de se diriger vers l'extérieur, de se diriger vers le dehors, vers le dehors de soi, vers le dehors des personnages, vers le dehors de la fiction.
 





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Alors, le monde politique qui s'avance en brandissant des idées simples, des idées de simplicité, des idées de simplification, ne s'avance qu'avec des idées simplistes, des idées de régression, de régression sociale, de régression humaine. Une certaine habitude que j'ai de juger inconsidérément. De la peine. Peut-on vraiment espérer qu'un livre ouvert, un seul livre, puisse faire espérer davantage de pureté ? Le temps avec toi s'allonge. Elle le commence à la première page.