Diégèse  jeudi 7 septembre 2006


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2006

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avant le texte
le texteaprès le texte
Le texte est toujours au bord de la rupture, non pas de la rupture métaphorique, c'est à dire comme un couple qui serait au bord de la rupture, mais au bord d'une rupture textuelle, syntaxique et lexicale, de la ligne textuelle qui se rompt, qui se brise. Et puis le texte continue, sans trop savoir comment, par la force de l'inertie prise par plus de deux mille jours. Mathieu : tu as raison. Le détournement de Descartes, c'est Descartes.

Noëmie : j'examine d'abord la différence qu'il y a entre l'imagination et la pure intellection.

Mathieu : Il n'y a aucune différence entre l'imagination et la pure intellection.

Gustav : je ne sais plus qui est Descartes.

Mathieu : c'est sans doute que la vie reprend, dans toute son étrangeté, dans toute sa capacité à imaginer.

Ce serait une thérapie. Gustav suit une thérapie. Gustav tenterait une thérapie. Mais cela supposerait que Noëmie et Gustav soient thérapeutes. Or, ils ne le sont pas. Ce n'est donc pas une thérapie. Ce n'est pas un spectacle. Ce n'est pas un texte. Cela s'installe.
 






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Et, dans l'instant, la vie reprend. Il n'y a aucune différence entre l'imagination et la pure intellection. Il s'estompe. Étrange à moi, en moi. Cet air fatigué que j'avais. Le secret du souvenir.