Diégèse  lundi 11 septembre 2006


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2006

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Les personnages, eux, n'ont pas de calendrier et ils s'expriment et ils se montrent dans un jour, sous un jour, qui pourrait être n'importe quel jour, n'importe quel jour de la semaine, n'importe quel jour du mois, de l'année. C'est ainsi que les personnages n'ont pas d'anniversaire et que l'on ne fête pas l'anniversaire des personnages puisqu'ils n'ont pas de calendrier. Et ce n'est jamais Noël, et ce n'est jamais Pâques et il n'y a jamais aucune commémoration. Gustav : je ne comprends pas bien ce qui nous fait mourants sur cette scène ou sur ces écrans, parfois sur cette scène et parfois sur ces écrans... Je ne comprends pas bien ce qui nous fait durer, ce qui nous fait aller ensemble vers ce nulle part, cette fourmilière de la mort.

Noëmie : on avait dit que les métaphores étaient mortes.


Mathieu : et c'est peut-être là que réside le secret. Avec la mort de la métaphore vient la mort des personnages.
Et dans la vie ? C'est peut-être la même chose. Chacun donne à sa vie un sens métaphorique, un sens de métaphore et quand on ne parvient plus pour quelque raison que ce soit à s'imaginer le vrai personnage d'une vraie vie, quand on n'y arrive plus, quand on n'y arrive pas, quand cette métaphore est épuisée, alors, c'est le tournis de la mort.
Et puis certains sont dans une mauvaise tour un 11 septembre pour une métaphore planétaire.
 









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Signer un pacte de non agression. ... cette tension supplémentaire montre clairement la différence entre l'imagination et la pure intellection. Ce qui enferme ne se dit pas. C'est ici, la fourmilière de la mort. Ce tournis, c'est celui de la mort. Le temps de nitrate nous dit encore la sensualité.