Diégèse  vendredi 15 septembre 2006


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Je ne sais plus où sont les personnages, chacun sur son écran  bleuté. Je n'ai pas le temps de penser vraiment à eux, à ce qu'ils font, ni surtout à ce qu'ils pourraient faire. Le temps de saison est de saison, comme on imagine l'automne et il est alors rassurant d'avoir abandonné les métaphores, définitivement. Mathieu : et sur mon écran aussi l'image a été remplacée par une autre autoroute.

Noëmie : et sur l'écran de Mathieu, aussi, l'image a été remplacée par celle d'une autre autoroute, par l'image d'une autre autoroute, une autre et pourtant semblable.


Mathieu : tu vois.


Noëmie : vous voyez.


Mathieu : ce mode du penser que j'appelle sentiment ou sensation.


Noëmie : René Descartes.
Le temps de saison n'est pas ensoleillé mais les autoroutes sont des autoroutes quel que soit le temps, qui n'est jamais de saison.
Les images sur les écrans ne connaissent aucune saison. La saison n'est même pas un mode du penser.
 





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La modernité produit d'abord des guerres économiques. Ce mode du penser que j'appelle sentiment ou sensation. Soleil. Je regarde le temps comme une saison. Je pourrais mourir doucement dans tes yeux. La mer qui prépare le bleu.