Diégèse  vendredi 22 septembre 2006


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2006

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C'est presque la fin de la séquence et les personnages ne sont encore allés nulle part. Ils sont revenus sur la scène. Ils quittent leur écran, ils reviennent. C'est curieux qu'ils ne veuillent pas s'éloigner. Ils sont allés à Venise, il y a longtemps. Ils ne peuvent pas toujours retourner à Venise. Mais il est vrai qu'aller à Venise, c'est aller nulle part, c'est aller sur un écran, c'est aller dans la fiction. Noëmie : il y a un rapport. Ce rapport est poétique.

Gustav : tu critiques ?


Mathieu : tu fais la critique ? Tu n'es pourtant pas critique. Ton contrat ne stipule pas que tu es critique, que tu serais critique.


Gustav : cela n'a pas de rapport.


Noëmie : Mathieu pense qu'il aimerait aller à Chartres pendant que Gustav évoque doucement la possibilité de Bagdad.


Mathieu : ce sont toujours de petites vengeances.
Je ne crois pas souhaiter que les personnages ne se supportent plus. Je ne crois pas souhaiter qu'ils s'aiment, ni qu'ils se détestent, ni qu'ils dessinent clairement une relation triangulaire déterminée faite de rivalité, faite d'attractions et faites de repoussements. Je ne crois pas souhaiter cela. Les relations entre les personnages ne doivent rien dire, ne doivent rien dire de plus que le texte, que les mots du texte, puisque ce n'est pas une fiction.
 




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On me dit que je joue les idiots. Rien d'autre ne pouvait me venir à l'esprit. Est-ce que tu reconnaîtras Lisbonne ? Pourrai-je écrire encore ? Et je voulais dormir. Je me suis souvenu trop tard que tu étais à Venise.