Diégèse  samedi 23 septembre 2006


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2006

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Il faut finir cette séquence et c'est vrai que ce travail met le temps en lamelles. Il s'agit de conserve de temps, il s'agit de confiture de temps. Il s'agit du temps qui passe, et il s'agit aussi de marquer que le temps qui passe est l'objet d'une fiction, que c'est une fiction, une fiction qui ne connaît pas la lumière, une fiction qui ne connaît rien, qui ne connaît rien de ce passage métaphorique. Le temps ne passe pas. Noëmie : pour me venger, il faudrait encore que je participe ou alors que je me mette dans la salle et que je me joigne parfois, de temps en temps, pas tout le temps, aux applaudissements solitaires qui viennent de la salle, parfois, de temps en temps. Il faudrait tout cela et ce n'est pas cela.

Mathieu : tu es glacée.


Noëmie : je n'oublie jamais que c'est l'automne.


Gustav : et comment le sais-tu ? 


Noëmie : je ne le sais pas.
Je ne sais pas bien si c'est la fin d'une séquence, si cela peut constituer la fin de la séquence. Mais, à la fois, c'est nécessairement la fin de la séquence puisque c'est le jeu et puisque ce jeu va encore durer quelques séquences. La succession des séquences n'épuisera cependant pas la soif, la faim, l'immense faim de fiction du lire et on voudrait lire pour apprendre quelque chose. Ce n'est pas un texte utilitaire. Ce n'est pas un texte utile.
 




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Des applaudissements solitaires. Une trinité qui peut être sauvage. Tu ne connais pas la lumière. Une paix un peu glacée qui sied bien à l'automne. Un peu mort, un peu fictif. Le temps en lamelles.