Diégèse  dimanche 24 septembre 2006


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2006

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Séquence 38

avant le texte
le texteaprès le texte
Il s'agit donc de commencer la 39ème séquence d'un texte qui ne fait qu'explorer avec insistance des voies bien connues, des voies très balisées, celles qui décrivent les rapports ambigus entre la fiction et le réel, et la réalité, qui n'est jamais réelle puisqu'elle est elle-même décrite, mise en langage. Il y a aussi cette cristallisation dans le personnage, dans la figure du personnage. Et les personnages disposés dans le texte explorent douloureusement, avec une insistance douloureuse ce qui les sépare de l'avènement d'une réalité, de l'avènement du réel comme une grâce, en tant que grâce. Noëmie : ce n'était pas non plus sans raison que j'estimais que ce corps, que par une sorte de droit spécial j'appelais mien, m'appartenait plus qu'aucune autre chose.

Gustav : c'est ton corps.

Mathieu : c'est le corps du texte.

Gustav : j'aurais dû t'interdire par contrat d'user de jeux de mots. Cela aurait dû être interdit.

Mathieu : tu as peut-être raison. Mais c'est trop tard. Le contrat ne règle rien de tes rapports avec le corps de Noëmie.

Ce n'est peut-être pas non plus en rapprochant leurs corps, en rapprochant leurs commentaires sur les corps, sur les corps des uns des autres, que le texte avancera et qu'il se passera quelque chose. Je me rends compte maintenant combien les commentateurs et moi même sommes attentifs, sommes dans l'attente qu'il se passe quelque chose comme si le bien fondé d'un texte, sa nécessité se trouvait dans l'événement, dans l'événementiel, sa justification. Je veux sortir de là. Je veux juste sortir de là.
 




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Il suffit d'un mot de trop. Ce n'était pas non plus sans raison que j'estimais que ce corps, que par une sorte de droit spécial j'appelais mien, m'appartenait plus qu'aucune autre chose. Toi, l'horoscope. Je regarde le paysage comme je regarde la nuit. Décider âprement de ne plus rien dire de l'amour déçu. Un camion plein jusqu'au plafond des vieilleries dans lesquelles on habite.