Diégèse  lundi 25 septembre 2006


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2006

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C'est difficile de rejoindre les personnages quand les textes des années précédentes jouent aux prophéties, jouent à résonner comme des prophéties et résonnent. C'est difficile d'écrire quand le temps fait que l'on devient, que l'on redevient un enfant et que c'est la rentrée et que c'est la rentrée scolaire. Mais les personnages sont tranquilles, ils sont tranquilles, eux, ils vont tranquillement et les personnages sont calmes, eux, très calmes. Ce n'est pas leur rentrée. Les personnages continuent. Il ne se passe rien dans l'existence des personnages. Gustav : le corps de Noëmie lui appartient entièrement et je ne sens pas en lui tous les appétits et toutes les affections.

Mathieu : en lui ou pour lui ?


Gustav : Descartes dit en lui.


Mathieu : mais Descartes parle de son propre corps, pas de celui d'autrui.


Gustav : et moi je parle du corps de Noëmie.
Les personnages ont donc des corps puisqu'ils peuvent parler du corps des autres personnages, puisque chaque personnage peut parler du corps de chaque autre personnage. Et pourtant cela ne change rien qu'ils aient des corps. Ils ont même commencé par n'être que des corps. Les deux personnages masculins ont commencé par n'être que des corps et le personnage féminin a commencé par n'être qu'une voix.
 




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Imiter Caïphe. Je sentais en lui et pour lui tous les appétits et toutes les affections. Tu voulais me signaler le danger mais je n'ai pas compris. Cette impression idiote d'être sans rien, sans toi, sans lendemain. Toi, toi encore, et toute ma défaite. Et j'ai réussi moi-même à oublier qui j'étais.