Diégèse  samedi 30 septembre 2006


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2006

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Je ne sais pas si c'est l'automne qui manque, si c'est le temps qui manque et qui manquerait à l'auteur parce que le temps ne manque pas aux personnages, à qui tout le temps est donné et l'on peut même penser que jamais autant de temps n'a été laissé à des personnages, que jamais des personnages n'ont eu autant de temps pour prendre leur temps, pour prendre le temps d'être des personnages. Mais c'est la fin de la séquence. Mais les séquences, chaque semaine, doivent se terminer. Gustav : c'est fatigant, c'est douloureusement fatigant, c'est douloureux.

Mathieu : que peut-il y avoir en effet de plus intime que la douleur ?


Gustav : que peut-il y avoir en effet de plus intime que la fatigue, celle qui délave les couleurs du monde, celle qui affadit les rires, celle qui décave, dégorge, déglutit ?


Noëmie : que peut-il y avoir en effet de plus intime que la douleur ?


Gustav : René Descartes. Les Méditations métaphysiques.
La séquence est terminée. Les personnages ni n'avancent ni ne reculent, ni ne bougent ni ne bougent d'ailleurs pas. Les personnages passent le temps qui leur est donné, qui leur est donné en abondance et cela leur va bien, et cela leur va mieux, et cela leur va très bien.
 




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C'est une fiction contemporaine. Que peut-il y avoir en effet de plus intime que la douleur ? Les mystères de la vie. L'automne parisien me manque un peu. Les fins de semaine se passaient, blanches, et dures, comme des souvenirs froids. Demain, c'est octobre.