Diégèse  mercredi 2 janvier 2008


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2008

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La littérature
La photographie
Gustav
Mathieu
Noëmie
D.
C'est la difficulté des premiers jours de l'année, quand le protocole d'écriture n'est pas encore bien fixé, quand les personnages sont encore pris par le sommeil, quand le rythme des jours n'est pas encore assuré. Les personnages ont pris le train de nuit pour aller à Marseille. Ils sont donc arrivés à Marseille. Ils sont assis à une terrasse de café sur le vieux port, à proximité de l'hôtel Hermès.







Je me rappelle que c'est d'abord les veines de ton cou qui t'ont caractérisé. Je suis arrivé en scène plus tard, avec une autre partie de mon anatomie. Noëmie est arrivée d'abord par sa voix. Je l'avais voulu ainsi.





Je n'en sais rien, je n'étais pas là. Je me préparais à entrer. Je me préparais à venir.





Vous pourriez aussi regarder autour de vous. Vous oubliez cet alignement caractéristique des villes reconstruites. Je ne vous connais pas bien encore. Je crois comprendre cependant que toute brève échappée du désir de l'un d'entre-vous se heurte au silence  des autres. Je ne vais pas jouer avec vous à ce jeu-là. Je ne suis pas là pour ça.


2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000


Les signes ne sont jamais certainement des signes. Cette brève échappée du désir se heurte au silence. Il n'est cependant pas certain que le siècle en son ensemble sera marqué par cette catastrophe. Il semble impossible que des vérités si transparentes encourent le soupçon de fausseté. Les veines de leur cou dessinent l'émotion. La folie même de celui qui regarde le monde sans rien en vouloir. Le long récit de fins, de fermetures et d'impasses. Les promeneurs étaient silencieux.