Diégèse  jeudi 3 janvier 2008


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2008

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La littérature
La photographie
Gustav
Mathieu
Noëmie
D.
Le narrateur de 2002 était un narrateur amoureux. Un amoureux déçu encore amoureux. Les personnages de 2006, repris en 2008, ont des difficultés avec le sentiment amoureux, qu'ils considèrent sans doute comme un rite de clochettes et de grincements. Ils vont repartir. Je sais qu'ils vont partir vers Nice, où je les rejoindrai au début de la semaine prochaine. Je ne sais pas s'ils sont obligés de dialoguer, de se parler, de parler tous les quatre tous les jours. Je vais les laisser faire.





Nous commençons aujourd'hui le rite que nous accomplirons si possible tous les jours de toute cette année. Nous nous retrouverons le soir et nous échangerons quelques mots pour caractériser notre journée dans la ville où nous serons arrivés. Nous ne sommes pas obligés de tous nous exprimer. Nous pouvons aussi écouter.





Alors je ne fais rien.





Je crois que je n'aime pas cette ville. C'est une ville énervée en permanence, une ville qui s'agite et qui joue à être une ville agitée, une ville d'agitation. Je crois que je ne l'aime pas. J'ai porté l'agacement du jour sans fin tout le jour.





Je ne suis pas d'accord avec Noëmie. C'est une ville qui joue. C'est une ville qui, au monde, propose le jeu du monde. C'est une ville de départ et une ville d'arrivée. Elle rit et elle pleure en permanence depuis des siècles. C'est une scène.


2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000


C'est le lecteur qui se souvient. Je dois, je dois peut-être, je dois sans doute, me placer de l'autre côté de l'image, d'un autre côté de l'image. La charité mise en commerce tonitrue pour cacher l'immense silence politique de la planète. Ultime conséquence qu'on ne peut pourtant pas soutenir. Un rite de clochettes et de grincements. Alors je ne fais rien. J'aime beaucoup cependant les photos trouvées alors. L'agacement du jour sans fin tout le jour.