Diégèse  dimanche 13 janvier 2008


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2008

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La littérature
La photographie
Gustav
Mathieu
Noëmie
D.
Gustav a promis, hier, hier ou la veille, la veille d'aujourd'hui ou la veille de ce jour, il a promis de leur raconter Vintimille, ou de raconter Vintimille. C'est curieux. Si je relis Diégèse 2002, le narrateur, narrateur personnage, passe ses jours à la frontière franco-italienne à compter les voitures. S'il s'agit aujourd'hui d'un personnage qui puisse passer ses jours à compter les voitures, j'imaginais que ce fut Mathieu et non Gustav. Mais puisque c'est Gustav qui va leur raconter Vintimille, ou nous raconter, ou vous raconter Vintimille, puisque c'est lui, je ne vais pas m'y opposer, l'auteur ne va pas s'y opposer. http://www.panoramio.com/photo/2630742 - Adriano Trento -








Raconte-nous Vintimille. Raconte-nous la ville. Est-ce que tu as trouvé un peu de calme, un banc pour écrire quelques mots de temps en temps, quelques mots à lire, quelques mots à réciter ?


Je peux raconter que je ne sais rien raconter, seulement que, parfois, la couleur est plus claire, juste un peu plus claire et que cela suffit à rompre la tristesse de ces mots si monotones.






Il ne raconte rien parce qu'il n'attend plus personne. Il ne raconte rien parce qu'il n'a plus la possibilité, cette possibilité de dire l'amour, de dire l'amour avant d'aimer.


2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000


On n'attend plus personne. Sur le même terrain, sur le terrain de l'amour, sur le terrain de la possibilité de dire l'amour, de dire l'amour avant d'aimer. Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, onze, douze, treize. Il ne fera pourtant jamais que je ne sois rien tant que je penserai être quelque chose. Je ne sais plus rien de l'hiver, plus rien, je ne sais plus ce qu'il faut devenir. J'aurais pu trouver un peu de calme, un banc dans un village pour écrire quelques mots, de temps en temps. La tristesse de ces mots si monotones qui ne disent rien d'autre que l'ennui. La couleur est plus claire.