Diégèse  dimanche 6 juillet 2008


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2008

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La littérature
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Gustav
Mathieu
Noëmie
D.
Nous resterons tous à Saint-Nazaire. http://www.panoramio.com/photo/4046670 - Ph POUVREAU -





La ville imaginaire, c'est Venise. Nous pouvons encore une fois aller à Venise mais je ne sache pas que les chemins de Venise sont encore ouverts à l'aventure. Nous resterons à Saint-Nazaire. Il y a des paquebots. J'étais à Saint-Nazaire pour le lancement du Queen Mary 2. Je me rappelle l'avoir suivi jusqu'au bout des yeux et attendu le soir.





Il y a aussi tous ces vieux bateaux, comme des souvenirs, et la rouille douce, et la douleur. Il y a ces paquebots dépecés, comme une ville déglinguée.



Je vais rester là. Je vais rester là au moins jusqu'à demain, au bout de la jetée.






Reste la peine de ne pouvoir rester avec toi, jusqu'à demain. Je sais qu'il s'agit d'un usage non correct du libre arbitre. Je sais qu'il s'agit d'un manquement aux règles de notre récit





Nous nous sommes donné la contrainte d'être ensemble, de rester ensemble comme nous étions ensemble pour l'éclipse d'août. Mais si tout tout se tient prêt, puisque les volontés sont nées, ont grandi, soudées pour que nous nous séparions, nous pouvons tout aussi bien nous séparer.


Nous n'étions pas ensemble pour l'éclipse d'août 1999. Nous allons donc inéluctablement demeurer ensemble maintenant, à Saint-Nazaire.







Je l'écrirai donc ainsi


2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000


Et la rouille douce, et la douleur. Ils vont voir cette ville déglinguée. Puisque tout se tient prêt, puisque les volontés sont nées, ont grandi, soudées... Cet usage non correct du libre arbitre. L'éclipse d'août. Je me rappelle l'avoir suivi jusqu'au bout des yeux et attendu le soir. Je ne savais pas que les chemins de Venise étaient encore ouverts à l'aventure. Reste la peine de ne pouvoir rester avec toi, jusqu'à demain.