Diégèse  jeudi 6 mars 2008


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2008

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Gustav
Mathieu
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D.
Ils continuent le long de la mer. C'est ainsi qu'ils doivent continuer et rejoindre une de ces petites Venise qui hantent la planète et qui commencent près de Ferrare sur de vrais lidos. http://www.panoramio.com/photo/1939418 - Carlo Pelagalli -





Je ne vois rien de la mer. Je ne vois rien du paysage. Il pleut trop et la pluie battante pèse lourd, déçue. De la fenêtre, je ne vois plus que l'encadrement. Les fenêtres offrent toujours le même encadrement mais ne dévoilent aucun paysage, mais ne découvrent rien, et il faut alors le regard pour dévoiler le paysage, pour découvrir le paysage. Je suis calme cependant, et mon esprit parvient à se poser sur les choses des jours.






Toute la journée s'est passée sans jour. Nous ne faisons rien. Nous n'avons rien fait.



Nous ne faisons rien, comme le monde ne fait rien et nous ne sommes pas les premiers à ne rien faire et nous ne sommes pas les derniers à ne rien faire et nous sommes à ne rien faire, nous sommes là.






Je voudrais vous abandonner sur ces lignes de caractères qui s'enchevêtrent trop. Je regarderais alors le monde.




Mais le monde ne te dirait rien. Moi, si je cesse de regarder le monde et si je cesse de penser que ma pensée est assez forte pour en rendre compte, alors je ne me trompe jamais.


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Toute la journée s'est passée sans jour. Nous ne faisons rien, comme le monde ne fait rien et nous ne sommes pas les premiers à ne rien faire et nous ne sommes pas les derniers à ne rien faire et nous sommes à ne rien faire, nous sommes là. Les fenêtres offrent toujours le même encadrement mais ne dévoilent aucun paysage, mais ne découvrent rien, et il faut alors le regard pour dévoiler le paysage, pour découvrir le paysage. Si je cesse de regarder le monde et si je cesse de penser que ma pensée est assez forte pour en rendre compte, alors je ne me trompe jamais. La pluie battante pèse lourd, déçue. Rejoindre une de ces petites Venise qui hantent la planète et qui commencent près de Ferrare sur de vrais lidos. Je voudrais t'abandonner sur ces lignes de caractères qui s'enchevêtrent trop. Je suis calme cependant, et mon esprit parvient à se poser sur les choses des jours.