Diégèse  dimanche 9 mars 2008


ce travail est commencé depuis 2991 jours et son auteur est en vie depuis 17444 jours (22 x 72 x 89 jours)
2008

ce qui représente 17,1463% de la vie de l'auteur

hier
L'atelier du texte demain

le lieu sur Google-Earth

La littérature
La photographie
Gustav
Mathieu
Noëmie
D.
Les personnages ont quitté les abords endormis du palais consulaire de Gubbio. Si je sais parfaitement où ils vont, puisque cela est décidé depuis six ans exactement, je ne sais pas bien qui ils sont et d'où ils viennent. Je n'ai pas encore tiré au clair leur véritable origine. Est-ce qu'ils vont marcher longtemps, chacun seul, sans destination, ne se destinant à rien, à personne, sans aucun rendez-vous, sans public, sans lecteur, sans spectateur ? Je ne me rends pas bien compte. Je décide de ne pas décider et puis je n'y pense plus et puis je ne sais plus et puis je pense à autre chose. http://www.panoramio.com/photo/817322 - gianluca.belfanti -






La pureté de la chair.



Tu n'atteindras jamais cette joie là, tu ne sauras pas sourire encore et du mouvement de ton corps faire naître la grâce.





Je le sais. Je le sais parfaitement. Je ne la cherche d'ailleurs pas. Je me contente de me déplacer avec vous. Je me déplace et savoure d'être ainsi déplacé, poli, toujours si poli et chaque jour un peu plus transparent.





Il n'y a pas de transparence. Il y a parfois un peu de suffisance, parfois encore un peu d'insuffisance.





Nous pourrions juste visiter la ville.


2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000


Je ne me rends pas bien compte. Est-ce qu'ils vont marcher longtemps, chacun seul, sans destination, ne se destinant à rien, à personne, sans aucun rendez-vous, sans public, sans lecteur, sans spectateur ? Je décide de ne pas décider et puis je n'y pense plus et puis je ne sais plus et puis je pense à autre chose. Je n'ai pas encore tiré au clair leur véritable origine. La pureté de la chair. J'ai quitté les abords endormis du palais consulaire de Gubbio. Je me déplace et savoure d'être ainsi déplacé, poli, toujours si poli et chaque jour un peu plus transparent. Tu n'atteindras jamais cette joie là, tu ne sauras pas sourire encore et du mouvement de ton corps faire naître la grâce.