Diégèse  jeudi 20 mars 2008


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2008

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La littérature
La photographie
Gustav
Mathieu
Noëmie
D.
Il y a beaucoup de matière, beaucoup de matériaux, qui se mêlent déjà, qui ont déjà été mêlés. Est-ce que les personnages aiment vraiment le printemps ? http://www.panoramio.com/photo/5237822 - rodife -







Nous sommes ailleurs. Nous ne sommes pas plus loin. Nous sommes peut-être même déjà sur le retour. Nous sommes arrivés à Borgorose. La route qui mène de Rieti à Borgorose se prend de jeu avec la montagne et les tunnels se succèdent, métaphore sombre, inconsolable.



Mais c'est le printemps.



Métaphore sombre... L'arrivée du printemps donnerait donc toujours de la fatigue et encore un peu moins de temps dans l'air frais du matin pour se reposer et dire doucement qu'il faut que la vie passe.





Métaphore sombre depuis toujours. Je n'ai pas repris le cours des choses sans me reposer. Je sens que c'est le printemps.





Tout cela démontre assez que jusqu'ici ce n'est pas par un jugement certain, mais seulement par quelque aveugle impulsion, que j'ai cru qu'il existait des choses différentes de moi qui, par les organes des sens ou par n'importe quel autre moyen, envoyaient en moi leurs idées ou images.





Mais c'est une fiction. le printemps est tout autant une fiction que notre voyage, que les rôles que nous jouons. La réalité obéit à l'ordre de la fiction.


Quand je joue, on me demande parfois si je suis triste quand je joue une scène triste, si je suis heureux quand je joue une scène de bonheur, si je suis criminel quand je joue une scène de crime. On me demande si c'est le printemps quand c'est le printemps. On me demande si je suis bien une illusion.




2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000


Depuis toujours. On me demande parfois si je suis triste quand je joue une scène triste, si je suis heureux quand je joue une scène de bonheur, si je suis criminel quand je joue une scène de crime. La réalité obéit à l'ordre de la fiction. Tout cela démontre assez que jusqu'ici ce n'est pas par un jugement certain, mais seulement par quelque aveugle impulsion, que j'ai cru qu'il existait des choses différentes de moi qui, par les organes des sens ou par n'importe quel autre moyen, envoyaient en moi leurs idées ou images. Métaphore sombre. La route qui mène de Rieti à Borgorose se prend de jeu avec la montagne et les tunnels se succèdent, métaphore sombre, inconsolable. L'arrivée du printemps donnerait donc toujours de la fatigue et encore un peu moins de temps dans l'air frais du matin pour se reposer et dire doucement qu'il faut que la vie passe. Je n'ai pas repris le cours des choses sans me reposer.