Diégèse  mardi 7 octobre 2008



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2008

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La littérature
La photographie
Gustav
Mathieu
Noëmie
D.
Eskişehir au nom si doux, la ville turque qu'il aimait par dessus toutes les villes turques et par dessus aussi toutes les villes de l'Empire Ottoman. http://www.panoramio.com/photo/8528660 - MUSTAFA iLGeN -






Tous mes sens me disent en effet que la vie ne recule pas, ne revient pas, ne se retourne pas. Pourtant, j'aimerais bien admettre légèrement ce que me disent mes sens, ne plus être encombré par cette machine lourde, pesante, qui sent et ressent parfois en toute indépendance.





Il ne faut pas parler de ce qui inquiète.


Je suis toute inquiétude. Je regarde dans la glace mon visage qui semble toujours si fatigué maintenant et laisse le soir obscurcir les pièces et la chambre. Je suis toujours avec ces mêmes doutes qui reviennent et qui marquent une fatigue définitive sur un corps qui chaque fois en peut moins.





Je t'aime.



Je ne comprends pas ce que tu dis. Si j'aimais, je ne serais pas ici, je ne vous aurais pas engagés. Si j'aimais, si je connaissais encore ce mot, si je pouvais encore le reconnaître dans ma pensée et puis le porter jusqu'à mes lèvres, le mot aimer, si je pouvais encore, si j'avais jamais pu, alors, nous ne serions pas ici.






Et pourtant il faudra bien essayer.





Il n'est pas nécessaire d'aimer. Il suffit parfois de regarder. Nous pouvons regarder cette ville au nom si doux. Eskişehir épuise tous ses charmes turcs pour moi et le thé brun, fort, sucré, combat la pluie dans une lutte tribale d'arômes et de goût orientaux contre l'odeur de la terre mouillée, comme ici, comme ça.
 


2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000


Et pourtant, il faudra bien essayer. Si j'aimais, je ne serais pas ici, je ne vous aurais pas engagés. Si j'aimais, si je connaissais encore ce mot, si je pouvais encore le reconnaître dans ma pensée et puis le porter jusqu'à mes lèvres, le mot aimer, si je pouvais encore, si j'avais jamais pu, alors, nous ne serions pas ici. Ne pas parler de ce qui inquiète. J'aimerais bien admettre légèrement ce que me disent mes sens, ne plus être encombré par cette machine lourde, pesante, qui sent et ressent parfois en toute indépendance. Je t'aime. Eskişehir épuise tous ses charmes turcs pour moi et le thé brun, fort, sucré, combat la pluie dans une lutte tribale d'arômes et de goût orientaux contre l'odeur de la terre mouillée, comme ici, comme ça. Ces mêmes doutes qui reviennent et qui marquent une fatigue définitive sur un corps qui chaque fois en peut moins. Je regarde dans la glace mon visage qui semble toujours si fatigué maintenant et laisse le soir obscurcir les pièces et la chambre.