Diégèse  dimanche 12 octobre 2008



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2008

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La littérature
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Gustav
Mathieu
Noëmie
D.
Il fait trop froid pour se baigner, désormais. http://www.panoramio.com/photo/70173910 - eyure -






Qu'est-ce qu'une fiction pour toi ? Est-ce que nous sommes pour toi une fiction ? Est-ce que nous sommes dans le monde ? Est-ce que nous contribuons à écrire l'histoire du monde ?






Je ne fais pas de différence entre les textes du monde, les nouvelles et les fictions, le monde et les histoires du monde. Je ne m'intéresse qu'à vos facultés narratives.




Mais il est manifeste que ces facultés, s'il est vrai qu'elles existent, doivent se trouver dans une substance corporelle.


Nous n'avons pas de substance corporelle. Nous ne sommes qu'un récit, un trajet, une ligne sur une carte virtuelle. Notre récit est une orbe. Notre voyage est aussi une orbe. Nos visites sont insolubles.





La visite a toujours un effet émollient sur le récit et sur la narration aussi. Nous n'allons sans doute pas pouvoir continuer ainsi.



Je fais le silence autour de nous, je mets les instants calmes, pétrifiés par la dispute qui s'annonce, nous allons pouvoir nous affronter.





Quand j'ai vu apparaître ta silhouette tout à l'heure, dans la rue, d'abord ta marche, le volume que tu occupes dans l'espace, puis ton visage que je n'ai pas reconnu tout de suite, j'aurais voulu être ailleurs, loin, ne plus penser, ne plus voir.






Je vais écrire cela ici. Vous pouvez regarder. J'éparpille mes papiers sur la petite table du hall de l'hôtel Princess de Kumburgaz. Il y a le texte à venir, votre dispute peut-être. Il n'y a rien. Le texte à venir n'est jamais rien.


2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000


Le monde et les histoires du monde. Je ne fais pas de différence entre les textes du monde, les nouvelles et les fictions. La visite a un effet émollient. Mais il est manifeste que ces facultés, s'il est vrai qu'elles existent, doivent se trouver dans une substance corporelle. Une orbe. J'éparpille mes papiers sur la petite table du hall de l'hôtel Princess de Kumburgaz. Je fais le silence autour de nous, je mets les instants calmes, pétrifiés par la dispute qui s'annonce, nous allons pouvoir nous affronter. Quand j'ai vu apparaître ta silhouette tout à l'heure, dans la rue, d'abord ta marche, le volume que tu occupes dans l'espace, puis ton visage que je n'ai pas reconnu tout de suite, j'aurais voulu être ailleurs, loin, ne plus penser, ne plus voir.