Diégèse  vendredi 6 août 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 8 décembre 1979
"Si nous revenons si souvent au sujet, c'est peut-être
parce que cela est inscrit dans le fond de la langue
et dans le fond de notre langue"


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens que la fiction, pour ce en quoi elle s'arrime au supposé réel, apporte la confirmation que l'auteur est toujours le même auteur, au delà des vicissitudes des jours. Cet auteur écrit toujours la même chose, pour la raison simple et évidente qu'il est toujours la même personne. Ainsi, l'unité du texte n'est jamais entièrement stylistique, entièrement formelle, mais principalement humaine, de condition humaine.
Barthes explique que le sujet, comme voix grammaticale, est inscrit dans "le fond de notre langue", car le français est une langue indo-européenne. Il serait cependant aussi possible de supposer l'inverse et dire alors que les langues indo européennes inscrivent le sujet au cœur de la phrase car les cultures indo-européennes sont des cultures du sujet, de l'individuation perpétuelle où le destin de chacun s'accomplit en permanence dans le "devenir sujet". La littérature indo européenne serait donc une littérature du sujet, une démonstration subjective globale, quand d'autres littératures chercheraient l'effacement définitif du sujet. Les incursions de Barthes dans la littérature japonaise, vers le haïku, lui permettent de rêver, au profit de l'ipséité, cet effacement total du sujet dans le texte et par là sa présence pure.
C'est un moment de pause et je me vois avec toi sortir de la voiture. Je me vois avec toi dans un café de route, assis. Le paysage me donne une contenance. Les passants nourrissent la conversation et j'efface le souvenir à mesure du souvenir.


2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
J'aime imaginer que ta solitude vaut ma solitude... Nos promenades ne ressemblent jamais à des chansons.
... une chanson qui s'en irait. Ainsi, Hiroshima est devenu d'abord un objet esthétique dans le monde qui cultive l'esthétique de la mémoire, du mémorial, de la commémoration.

... comme des rues nouvelles, vierges de toi et de toute histoire passée. La crainte de la graisse, toujours, enfantine, puérile et superficielle comme les tissus adipeux eux-mêmes ... comme s'il n'y avait rien à faire, comme si toutes les fatigues n'existaient plus.