Diégèse  mardi 10 août 2010
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Roland Barthes - Collège de France - séance du 8 décembre 1979
"Évoquer la possibilité d'un contre écrire et d'un non écrire."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens cette trouvaille de 2000 : "le matin le soleil avait bruni la peau, le soir brûlée" qui serait une anacoluthe ou peut-être une tmèse, qui est à la limite de la correction syntaxique mais qui, au-delà de la figure de style marque ce que peut être la diégèse où la phrase ramasse le temps, le densifie soudain pour le laisser éclater ensuite comme éclate un ballon d'eau avec lequel jouent les enfants.
Je peux imaginer ce que serait un "non écrire" mais que serait un "contre écrire" ? Ce serait donc mettre en place tout un appareil d'actions et de motivations de ces actions qui iraient à l'encontre de l'écrire, de l'écriture, du désir d'écrire comme manie. Mais c'est en fait ce que font les gens généralement et jusqu'à ceux qui consomment les produits culturels. Mais cela n'a de sens que si l'on fait de l'écrire une pratique mystique, une métaphysique, qui fait "qu'imaginant un cheval ailé" cette chimère prenne place dans l'esprit du lecteur, s'y incarne et y demeure. Le "contre écrire" serait ainsi un "non écrire ce que l'on pourrait écrire", sans le faire, jamais, non par paresse ou par désinvolture mais par discrétion.
Après le virage il y aura la mer, qui se cachera ensuite, qui se détachera de l'image de mes yeux, de l'image de tes yeux et qui reviendra de virages en virages jusqu'à l'écume portée là.






2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000

Tu confonds certainement le temps et la nostalgie et c'est pour cela que tu n'as plus de souvenirs.
Le bruit de la mer, débarrassé de sa nostalgie de vacances, n'est qu'un bruit, un bruit parmi les autres bruits possibles d'une narration, d'une scène, d'une mise en scène, d'une vie, de tout cela qui par ailleurs ne sera pas sans fin, ne sera pas incessant, ne sera jamais incessant et dont la fin agit aussi comme une obsession.
il est permis d'imaginer un cheval ailé, encore qu'un cheval n'ait d'ailes...
Le 20 au soir, presque le 21 mars 2005 au soir,  par fidélité à cette idée de Lisbonne, trois années après.

Je crois que la brume, le matin, me donnait un peu de flou... Le matin, le soleil avait bruni la peau, le soir brûlée.