Diégèse  vendredi 13 août 2010
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Roland Barthes - Collège de France - séance du 8 décembre 1979
"Il m'arrive de sentir passer sur moi l'aile du non-écrire,
(l'aile qui est) à la fois l'aile noire du malheur
et en même temps l'aile douce de la sagesse.


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Je retiens que l'esprit a besoin, au sein même d'une progression insensible et aléatoire, de repères, de prédiction, de marques et de frontières. C'est ainsi que fonctionnent dans le calendrier les limites de chaque saison. C'est ainsi que fonctionnent aussi ces marqueurs personnels ou collectifs, anniversaires et fêtes. Et puis il y a ces marques intimes, doucement lovées, qui sont parfois même inconnues de soi, qui réveillent les douleurs, les vieux rhumatismes amoureux et qui, plusieurs fois par jour, pendant tout un jour, portent aux yeux des larmes, esseulées.
"L'aile noir du malheur, l'aile douce de la sagesse" Il n'est pas certain que Barthes ne confonde pas, dans ce fantasme de non vouloir écrire, qui est relié au fantasme du non vouloir saisir, sagesse et dépression par absence de désir. Et nous nous rêvons comme sages, sans désir, sans écrire, sans amour, sans souvenir, mystiques, morts.
Tu n'es plus que lumière sur la brèche des vagues effilées. Tu n'es plus qu'un peu de vent en écume. Tu pourrais rire d'un rire d'enfance. Tu ne ris pas, tout à la gravité des jours d'été.

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Il n'y a donc pas tant de différence entre la présence et l'absence, puisque absence et présence en l'amour sont mêlées. Le trajet de nos promenades, dessiné sur un plan, fera comme un quartier.
Nous pouvons légitimement supposer que la fin ne sera pas tranquille, ne sera pas heureuse.

... je te regarde à travers ses yeux, avec la paix, autre enfant et je ne sais plus rien encore que ma tendresse. Je suis les mouvements rapides de la surveillance, dévoyé, dérouté, avec la ville qui s'endort sans joie, à peine consciente, saoule d'azote, et les ombres ne s'allongent plus à côté de moi. La nuit, encore, sans ombre, la nuit, rouille. ... et je n'attends pas l'hiver, je n'en veux pas.