Diégèse  lundi 23 août 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 8 décembre 1979
"Une force qui cherche voluptueusement et dramatiquement son point d'application."


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Les personnages résistent mais je ne savais pas encore à quoi ils résistaient vraiment. Ils résistent aux tentatives de l'écrivant de leur plaquer un signifié alors que le signifié n'existe pas, sauf à ce que ces personnages ne soient pas vraiment des personnages mais des métaphores, des démonstrations raisonnables d'un sens, pauvre, que pourrait prendre la vie si la vie n'était pas ce mystère.
Si, comme le dit Barthes, l'écriture est "une force qui cherche voluptueusement et dramatiquement son point d'application", il faut s'arrêter un peu au terme "dramatique" qui, par nécessité, renvoie aux personnages. Rien ne peut être dramatique sans eux. Un événement naturel ou un accident ne peuvent être qualifiés de "dramatiques" que si les victimes, qui ne jouent pourtant aucun rôle et qui par là-même n'ont aucun sens, aucun signifié déterminé, peuvent être personnifiés, assimilés à des personnages et jouer ainsi leur rôle, contraints, dans ce qui sera dès lors nommé "drame".
Je pourrais caresser ta main, toute proche du levier de vitesse. Je pourrais jouer l'inadvertance. Je pourrais prendre ta main, sans voir tes yeux.



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La douleur est plus fidèle à l'homme que la mémoire. Par ce signe, tu m'apprends. Ils tombent du texte. Et puis, le signifié n'existe pas.

Tu n'es pas là, comme jamais... ... j'imagine ta voix près de moi et son timbre qui donne vie aux sons... Et qu'entends-tu par trahison ?