Diégèse  mardi 24 août 2010
Le texte en continu

ce travail est commencé depuis 3889 jours et son auteur est en vie depuis 18342 jours (2 x 32 x 1019 jours)
2010

ce qui représente 21,2027% de la vie de l'auteur

hier
L'atelier du texte demain

Roland Barthes - Collège de France - séance du 8 décembre 1979
"J'écris en m'affectant dans le procès même d'écrire."


Ce que je retiens... (des années précédentes)...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait......puis ce que j'écris.
L'oubli, le doute, la fatigue, peuvent-ils être des ressorts de l'écriture et ne sont-ils pas plutôt un interlude ? Avant un voyage, c'est bientôt le temps du voyage et ce temps du sursis et de l'ennui, dirait Barthes, se marque de cette vacance, de cette mis hors tension qui évoque pourtant l'épuisement.
"J'écris en m'affectant dans le procès même d'écrire." Et c'est certainement l'affect qui lie et relie les personnages à l'auteur. Un personnage est un concentré d'affect et c'est par l'affect et par l'affect seulement que l'auteur exerce une activité démiurgique. Ainsi, Gustav, c'est moi, pour parodier Flaubert, tout autant que Mathieu, Noëmie ou Daniel (les personnages de 2006 et 2008 ), non parce qu'ils m'empruntent des traits de caractères ou de biographie mais parce qu'ils sont nés de l'affect, sans autre projet que de naître, et qu'ainsi ils ont pu prendre, tout de suite, leur autonomie.
Les bruits mécaniques sont mêlés à la musique et les phares donnent leur spectacle. Il n'y a plus de voyage. Il n'y a plus qu'un peu de temps, comme attristé.




2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Dès lors, quelle douleur inconcevable ai-je pu devoir oublier pour perdre avec cet oubli tous mes souvenirs et le souvenir même ? Je doutais moi aussi de ce voyage, de sa pertinence, de son effet et je doutais aussi de la destination.
... tu ne savais pas que la fiction était désormais impossible pour ce en quoi elle suppose que l'on croie encore à l'immortalité des personnages...


... ta présence proche obsède... ... pour ne plus avoir peur de rues sombres... Le ciel bleu avait éteint les éclairages publics...