Diégèse  vendredi 27 août 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 8 décembre 1979
"Écrire au sens absolu, ça veut dire écrire jusqu'à la mort."

"Seulement voilà, la vie, ça c’est du solide, ce sur quoi nous vivons justement.
La vie alors, dès qu'on commence à en parler comme telle,
la vie bien sûr, nous vivons, c’est pas douteux, on s’en aperçoit même à chaque instant ;
seulement, il s’agit de la penser, prendre la vie comme concept."
Jacques Lacan : Conférence à Louvain, le 13 octobre 1972

Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Les personnages pensent, à raison, que leur mort est une fiction. Ils sont donc en droit de se demander s'ils sont mortels et si la fin du texte, la fin de leur texte n'est pour eux une mort que sous la forme d'une métaphore, comme leur naissance serai le début du texte. Si la vie et la mort des personnages ne sont que métaphores assez grossières, il fait donc laisser faire les personnages, qui ne vivent, qui ne meurent mais qui causent. Ça parle...
Pour "prendre la vie comme concept", selon Lacan, je choisis un outil qui n'est pas conceptuel mais seulement pratique : la littérature, l'écrire, l'écrire absolu qui, selon Barthes, est l'écrire jusqu'à la mort, l'écrire à mort, c'est à dire la vie... comme concept.
À ce voyage, il n'y a pas de destination, mais il y a la rupture. À cet arrêt, il n'y a pas de maison, mais il y a notre séparation.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Demain commence un voyage nouveau sur des traces anciennes, qu'il ne s'agira ni de retrouver, ni d'effacer, mais de sublimer en actes de nouveauté, en actes vivants, la vie. Je pourrais dire quelque chose.
Notre mortalité est une fiction.
Il me faut donc bien croire qu'il y a un pendant à la mort...
... pour que le temps ralentisse... Je ne sais pas comment les jours ont pu passer un an sans que je m'en aperçoive vraiment... La maison était vide, vivant sa vie de maison...