Diégèse  samedi 28 août 2010
Le texte en continu

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Roland Barthes - Collège de France - séance du 8 décembre 1979
"C'est à dire il n'ose pas dire qu'il écrit sans objet." (à propos de Paludes de Gide)


Ce que je retiens... (des années précédentes) ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... ...puis ce que j'écris.
Si le temps n'avance autrement que par cette fiction que nous nommons communément le temps, que serait une fiction où le temps n'avance pas ? Il est possible de penser que ce serait la mort. Il est aussi possible de penser que ce serait l'inconscient, ce temps de l'inconscient où le temps ne passe pas, cette diégèse fixée dans le désir et son éclipse. "Écrire sans objet". C'est socialement difficilement acceptable. Souvent, de ce que j'écris ici, on me suggère d'en "faire quelque chose", renouvelant ainsi l'inquiète attention parentale qui voulait que je "fasse quelque chose de ma vie". En faire "quelque chose", ce serait, pense-t-on, en faire un livre et, adolescent attardé, j'en arrive à penser que ne sont pas vraiment écrivains ceux qui écrivent pour "faire un livre". La bonne logique veut cependant qu'il ne soit pas certain qu'écrivant sans faire de livre, on en devienne ainsi, par automaticité, un écrivain. Puis c'est la même ville, toute obscurcie de soir, qui ne dort pas pour mieux t'attendre. Les lampadaires savourent la poussière, malhabiles à ton retour, presque clignotants, et toutes les étoiles qui ne brillent plus à nos nuits orangées.



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Mais il faudra attendre septembre pour partir vraiment. Cela ne fait pas un livre.
Avant le texte, c'est le sommeil du texte et c'est son réveil, son lever, c'est le lever du texte, sans cérémonie particulière, juste celle de se lever.
Si je pose deux valeurs qui seraient l'existence et la non-existence, qu'est-ce qui me permet de les pondérer en décrétant que l'une est positive et l'autre négative, juste parce que je ne peux définir l'une, la première, que dans un état qui s'y rapporte.
... et toutes les étoiles qui ne brillent plus dans nos nuits orangées. Les livres ne penchent pas encore de mon côté.